Changement climatique : l’année de tous les records

Alors que les épisodes de canicule sont appelés à se multiplier, l'OMM estime qu'entre 2000 et 2019, environ 489 000 personnes sont mortes chaque année du fait de la chaleur, essentiellement en Asie (45 %) et en Europe (36 %). L'OMM estime à 60 000 le nombre de décès causés par la chaleur extrême de l’été 2022 dans 35 pays européens. © Shutterstock

Publié le 17/11/2023

8 min

Publié le 17/11/2023

Temps de lecture : 8 min 8 min

Dans un nouveau rapport publié le 15 novembre et à quelques jours du début de la COP28 à Dubaï, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que les niveaux des concentrations atmosphériques des trois principaux gaz à effet de serre – le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux records en 2022 et cette « tendance n’est pas prête de s’inverser ». Pour l’OMM, la priorité « absolue et la plus urgente »  est la réduction des émissions de dioxyde de carbone, principal moteur du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes.

Par Laura Icart

 

Pour la première fois, en 2022, « les concentrations moyennes mondiales de dioxyde de carbone (CO2), le gaz à effet de serre le plus important, ont dépassé de 50 % les valeurs préindustrielles » indique l’Organisation météorologique mondiale dans son bulletin annuel. Celles-ci ont continué à augmenter en 2023. « Malgré des décennies d’avertissement de la communauté scientifique, nous continuons d’aller dans la mauvaise direction » souligne le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, à moins de deux semaines du début de la COP28 à Dubaï. En 2021, les concentrations de méthane avaient fait leur « plus grand bond en avant, d’une année sur l’autre » depuis le début des mesures systématiques depuis 40 ans, note l’OMM. L’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone entre 2020 et...

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